L’environnement économique est de plus en plus complexe, et même pour les grandes entreprises, l’avenir est incertain.

Car pour subsister il faut innover, et 50% des dirigeants mondiaux n’estiment pas avoir de réponse efficace et créative à ces nouveaux défis.

Mais alors, si même les entreprises avec le plus de ressources n’arrivent pas à produire d’innovations « rentables », qui peut y arriver ?

Car c’est maintenant avéré, l’argent ne peut pas acheter l’innovation. Et comme Bernard Stiegler le dit si bien, nous devons redevenir intelligents !
Car être intelligent dans un tel contexte, ce n’est pas concevoir de nouvelles solutions mais les rendre utiles.

Il faut se le dire, le futur, ce n’est pas un réfrigérateur qui parle mais un qui fonctionne sans énergie, et cela a plus de chance de provenir des pays émergents que d’une grande multinationale. L’Inde, par exemple, est le berceau d’une méthode dite « Jugaad », ou frugale en bon français.

Cette méthode se dresse en opposition aux défauts de nos modèles occidentaux, avec ses maîtres mots : la frugalité face à une R&D coûteuse, l’agilité face à la hiérarchisation, et le participatif face à l’élitisme.

Mais attention, l’innovation Jugaad ce n’est pas juste développer des solutions low-cost, mais associer durabilité, simplicité et qualité en une « disruption ».

Entre Jugaadiens et Design Thinkeurs, l’industrie capitaliste n’a qu’à bien se tenir !