« Quand personne ne me pose la question, je le sais ; mais si quelqu’un me la pose et que je veuille y répondre, je ne le sais plus »

Ce sont les mots de Saint Augustin à propos du temps, mais ce pourrait être les miens sur l’intelligence artificielle ! S’il est bien une notion qui porte à confusion, c’est celle-là.

L’intelligence artificielle d’il y a 20 ans, c’était le GPS, les jeux vidéo (remember FIFA 98). Aujourd’hui le même nom désigne les voitures autonomes, le système de sélection d’actualités Facebook, le moteur de recherche de Google… Qu’est-ce qui a bien pu se passer entre temps ?

Il faut aller le demander à Yann Lecun. Pourquoi lui ? Parce qu’il supervise les travaux de Facebook dans l’IA et est considéré comme l’un des inventeurs du concept qui a relancé les recherches dans ce secteur. Ce concept, c’est le deep learning. Qu’est-ce qu’il a de si révolutionnaire ?

Et bien l’intelligence artificielle se contentait jusqu’alors de machine learning, c’est-à-dire d’apprentissage basé sur une analyse statistique.

Avec le deep learning, on peut utiliser un bien plus grand nombre de données « d’entraînement » ce qui permet un apprentissage conceptuel en quête de modèles et de corrélations.

En gros, ça correspond à un algorithme moins fermé, moins focalisé, qui se dirige de lui-même pour interpréter les données. Mais alors, qu’est ce qui nous différencie encore des machines ?

Deux attributs font de l’Homme ce qu’il est : l’instinct et le sens commun !

À l’ère de l’ultra-connectivité et de la robotisation, la sphère domestique a pris le train en marche.

Le défi est peu ou prou le même que pour le smartphone : nous disposons d’une multitude d’outils et d’appareils qui fonctionnent en autarcie et qui font ressembler nos domiciles au rayon multimédia de Leclerc.

L’heure est donc venue de défragmenter cette constellation d’appareils, et de permettre l’avènement d’un nouveau type de multimédia, plus condensé.

Mais qui dit domotique dit « smart house », et comme on le sait bien, la partie « smart » c’est l’intelligence artificielle.

Mais l’IA, ça se nourrit de data : le deuxième axe de la domotique, c’est de capter le maximum d’informations sur votre domicile et d’agir en conséquence.
Tout une gamme d’outils vous permet de mieux gérer votre consommation d’énergie, la qualité de l’air… Cela nous fait arriver au troisième axe : la dématérialisation.

Fini les clés, les interrupteurs pour la lumière et la télécommande pour les volets, tout se gère sur smartphone !

Le contrôle à distance, c’est le futur !

Combien de fois j’ai pu rater un train, arriver en retard à un rendez-vous ou retrouver mon appartement inondé à cause d’une fenêtre ouverte ou d’une porte pas verrouillée.

Bientôt, il n’y aura plus qu’à déverrouiller son smartphone, faire un petit check sur l’appli dédiée et partir sereinement !

Magic Leap est le magicien des levées de fonds : ils ont réussi à lever 1,9 milliard de dollars en ne sortant aucun produit en 6 ans.

Mieux, aucun prototype, aucun détail tangible n’a été présenté pendant tout ce temps.
Pour appréhender le produit de Magic Leap, il fallait se contenter des interviews de son fondateur Rony Abovitz jusqu’à il y a peu.

Mais ce dernier entretient le suspense, en ne dévoilant que des photos et vidéos de son petit protégé. Mais quelle est cette technologie qui a réussi à drainer autant d’argent ?

C’est celle de la réalité mixte. Oui, ni augmentée (AR) ni virtuelle (VR), cette réalité est à la croisée des chemins. Pour faire simple, la VR est un environnement virtuel en 3D dans lequel on peut se déplacer, interagir : on perd totalement le contact avec le réel.

L’AR, quant à elle, est destinée à afficher des éléments informatifs virtuels dans l’environnement réel.

La réalité mixte consiste donc à ajouter des objets de synthèse dans la réalité, avec lesquels on peut interagir, et est donc souvent assimilée à tort à l’AR.

On pourrait penser qu’un tel outil serait surtout destiné au divertissement, mais les débouchés les plus prometteurs s’ancrent dans l’éducation et la formation !
En effet, quoi de mieux pour former quelqu’un que de le mettre virtuellement en situation.

Alors, fini les séminaires de formation autour d’un vieux paperboard, place à l’expérimentation !

L’environnement économique est de plus en plus complexe, et même pour les grandes entreprises, l’avenir est incertain.

Car pour subsister il faut innover, et 50% des dirigeants mondiaux n’estiment pas avoir de réponse efficace et créative à ces nouveaux défis.

Mais alors, si même les entreprises avec le plus de ressources n’arrivent pas à produire d’innovations « rentables », qui peut y arriver ?

Car c’est maintenant avéré, l’argent ne peut pas acheter l’innovation. Et comme Bernard Stiegler le dit si bien, nous devons redevenir intelligents !
Car être intelligent dans un tel contexte, ce n’est pas concevoir de nouvelles solutions mais les rendre utiles.

Il faut se le dire, le futur, ce n’est pas un réfrigérateur qui parle mais un qui fonctionne sans énergie, et cela a plus de chance de provenir des pays émergents que d’une grande multinationale. L’Inde, par exemple, est le berceau d’une méthode dite « Jugaad », ou frugale en bon français.

Cette méthode se dresse en opposition aux défauts de nos modèles occidentaux, avec ses maîtres mots : la frugalité face à une R&D coûteuse, l’agilité face à la hiérarchisation, et le participatif face à l’élitisme.

Mais attention, l’innovation Jugaad ce n’est pas juste développer des solutions low-cost, mais associer durabilité, simplicité et qualité en une « disruption ».

Entre Jugaadiens et Design Thinkeurs, l’industrie capitaliste n’a qu’à bien se tenir !

Si vous imaginez les chercheurs en biologie comme des savants fous en blouse blanche, Xavier Duportet va vous surprendre.

Ce jeune homme de 28 ans, présent dans la liste des 30 under 30 de Forbes, a réussi à réconcilier le milieu de la santé et celui de l’entreprenariat.

Ne vous y trompez pas, il ne propose pas une énième appli pour trouver un médecin mais une réelle révolution. On vous a déjà parlé du CRISPR, et bien cet ingénieur de la biologie utilise cet outil à merveille avec Eligo Bioscience.
Et son projet en vaut la peine : si les antibiotiques sont des armes de destruction massive (des bactéries), ses éligobiotiques sont des snipers.

Là où nos antibiotiques détruisent toute la flore bactériologique, ceux d’Eligo Bioscience peuvent cibler certaines bactéries en particulier et les détruire.

C’est particulièrement utile, surtout dans un contexte où certaines maladies graves développent une résistance à nos médicaments actuels.
Car le défi, selon ses mots, n’est pas de mettre au point une technologie, mais de l’introduire sur le marché. En l’occurrence, ce marché enregistre 95% d’échec tandis qu’il nécessite des milliards pour s’accorder avec la législation en vigueur.

Alors, Xavier Duportet sera-t-il le Chuck Norris des tueurs de bactéries ?

Si la technologie était un train, l’éducation française serait sûrement derrière à courir pour tenter de le rattraper!

Ce secteur est resté traditionnel et archaïque malgré son rôle prépondérant dans la transition vers un monde plus digital, plus connecté.

Les matières et les manières d’enseigner n’ont pratiquement pas changé depuis plusieurs dizaines d’années alors que le monde du travail a vu ses métiers évoluer, de nouveaux secteurs prendre le pouvoir et de nouvelles méthodes voir le jour.

Si le système scolaire français n’est pas très agile sur le sujet ni propice au changement, les start-up font le travail pour deux!

Elles sont à la pointe de la technologie, ancrées dans la transformation digitale et culturelle de l’économie et veulent en faire profiter la France, ce sont les start-up de l’Edtech Nation!

Le crédo ? No pain, big gain!
Car oui, la grande tendance en éducation, c’est bien la gamification.

Au milieu des Massive Online Open Courses (MOOC), Small Private Online Courses (SPOC) et autres cours en ligne, on retrouve des plateformes collaboratives où chacun peut (s’) instruire sur les sujets qui l’intéressent, ou encore des jeux mobiles, qui, à raison de quelques minutes par jour, vous transformeront en expert!

Mais il reste une ombre au tableau que je vous ai dressé de la French Edtech : le système scolaire!

Car si l’éducation est la boussole de la vie, elle devrait maintenant être un GPS!

Avec sa lavallière et ses cheveux longs, ce mathématicien de génie détonne au milieu de ses collègues députés.

Cet homme, c’est Cédric Villani, médaillé du Fields, et il porte haut les couleurs du mouvement LREM : expert dans son domaine, il ne lésine pas sur les moyens et mène des missions qui vont faire bouger les choses.

Notre député de l’Essonne, anciennement directeur de l’institut Poincarré, s’est vu confier la rédaction d’un rapport sur l’intelligence artificielle pour améliorer l’enseignement des mathématiques à l’école.

Rien que ça. En ce qui concerne l’enseignement des maths, on peut dire qu’il n’a pas chômé : dans son rapport « 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques », il détaille les axes d’amélioration en mettant l’accent sur un point en particulier, la formation.

En prenant exemple sur la méthode de Singapour, qui nécessite 5 fois plus d’heures de formation des enseignants qu’en France, il cherche à désystémiser l’enseignement.

Car s’il est facile de mettre en cause les professeurs ou le programme scolaire, il est autrement plus ardu d’amorcer le changement.

Si le système actuel n’est pas optimal, il ne faut pas le stigmatiser mais lui donner les moyens de réussir !

Il arrive, en de rares occasions, qu’une innovation majeure arrive par erreur ou ne soit pas intentionnée.

De son petit nom sérendipité, ce phénomène nous a amené un des produits les plus révolutionnaires de notre temps, la… Tarte Tatin ?

Bon, si bonne soit-elle, ce n’est pas la fameuse tarte de Mme Tatin qui nous intéresse, mais le travail d’un étudiant de l’université de Tokyo.

Ce jeune homme, en plein dans la préparation d’une glue, a élaboré un matériau miracle : du verre auto-régénérant.

Alors certes, des matériaux semblables qui se réparent existent déjà, mais ils nécessitent une température d’au moins 120 degrés.

Ici, ce verre à base de polyether-thiourea se régénère sur simple pression du doigt pendant 30 secondes. Le grand défi sur cette problématique était de réunir robustesse et auto-régénération, ce que notre étudiant, Yu Yanagisawa, a réalisé sans même s’en rendre compte.

Alors allez-y, faites des erreurs ! Qui sait, vous êtes peut-être un génie qui s’ignore !

Plus de la moitié de la population mondiale vit désormais dans les villes, et ce chiffre devrait encore augmenter pour les années à venir.

Des conséquences, il y en a à la pelle, mais une d’entre elles nous intéresse plus particulièrement : les jeunes sont propriétaires de plus en plus tard.

Cela s’explique par le fait que le prix de l’immobilier urbain a considérablement augmenté.
Quelle solution donc, quand le temps et l’argent manquent ?

Renato Vidal, architecte italien, a eu une pensée pour cette génération en manque de propriétarisme.
Avec M.a.DI, cet architecte d’un autre genre propose une maison pliable, modulable et personnalisable qui se monte en moins d’une journée !

Tout d’abord, cette maison est emballée à plat, ce qui facilite énormément son déplacement et permet donc de l’installer à peu près n’importe où.
Ensuite, c’est un fin travail d’ingénierie qui permet à cette maison en préfabriqué de se déplier. Il existe plusieurs modèles, variant de taille et de luxe, pour des prix allant de … (roulement de tambour) 27 000€ à 46 000€ !

M.a.DI est donc la solution parfaite pour avoir une maison selon ses désirs et pour un prix très avantageux par rapport au marché !

La quantité de données stockées en ligne est incommensurable !

Du simple cloud particulier pour stocker de la musique jusqu’aux gigantesques databases industrielles, cette ère est bien celle du Big Data.

Mais si elles sont dématérialisées et en ligne, ces données n’en ont pas moins besoin d’une puissance de calcul ancrée physiquement pour subsister.

Cette puissance de calcul est hébergée dans des data-centers qui produisent énormément de chaleurs, et qui doivent donc être refroidis. What a paradoxe, quand on sait que chauffer des bâtiments d’habitations et de bureaux est un véritable trou énergétique.

C’est là que Qarnot a l’idée de génie : pourquoi ne pas déplacer les serveurs, producteurs de chaleur, dans les habitations. Plus besoin de refroidir ces serveurs, plus besoin de chauffer les habitations : Combo !

Et c’est aussi combo pour Qarnot qui vend un double service : radiateur high-tech et cloud provider… What else ?